Barco déploie toute son énergie pour relever les défis en 2009
Kortrijk, Belgique, le 10 février 2010 - Barco (Euronext : BAR; Reuters : BARBt.BR; Bloomberg : BAR BB) publie aujourd'hui ses résultats du trimestre et de l'exercice se terminant le 31 décembre 20091.
Dans ses commentaires sur les résultats de 2009, Eric Van Zele, Président et CEO de Barco, a déclaré ce qui suit : « Face à la crise économique et à la situation critique que traverse le crédit au niveau mondial, Barco n'avait d'autre possibilité que de s'attaquer avec fermeté aux nouvelles réalités des marchés sur lesquels elle déploie ses activités. La demande de produits et de systèmes pour les marchés de l'événementiel et des médias out-of-home a implosé. Nous nous devions dès lors de procéder à des dégraissages et d'assainir les capitaux et les ressources affectés à cette division. De telles actions impliquaient la constitution de provisions pour toutes les dettes connues ainsi que la liquidation ou la dépréciation de tous les stocks excédentaires et des dépenses capitalisées en Recherche & Développement. En outre, la dépréciation de goodwill d'acquisitions effectuées au cours des années précédentes a prouvé son caractère indispensable et il a fallu pratiquer des coupes claires dans les charges d'exploitation. Tout ceci explique pourquoi la priorité de Barco en 2009 a visé à générer les liquidités qui permettraient à la société de traverser des périodes de turbulence ainsi que de nombreux processus de changement. »
Alors que les entrées de commandes du quatrième trimestre de 2009 se chiffraient à 166,5 millions d'euros, soit une baisse de 18,4%, l'ensemble du carnet de commandes de Barco s'élevait toujours à 331,4 millions d'euros, soit 5,7% de moins seulement que l'année précédente. Il est intéressant de noter que les commandes dont il est question ne comprennent pas (encore) les accords-cadres à plus long terme relatifs à des projecteurs pour le cinéma numérique, dont la valeur est estimée à plus de 150 millions d'euros sur les trois prochaines années.
Avec 180,6 millions d'euros, le chiffre d'affaires du trimestre accuse un recul de 13,1% par rapport au quatrième trimestre de 2008. Le chiffre d'affaires du trimestre inclut plus de 35 millions d'euros de vente de projecteurs pour le cinéma numérique. L'EBITDA du trimestre affiche un résultat négatif de moins 1,2 millions d'euros alors qu'il était de 14,1 millions d'euros au quatrième trimestre de 2008. L'EBITDA a subi l'impact négatif d'opérations substantielles hors trésorerie à hauteur de plus de 14 millions d'euros, pour des provisions de garanties et des dépréciations de stock. L'EBIT du trimestre descend à moins 54,1 millions d'euros après provisions additionnelles pour restructuration et dépréciation.
Pour l'ensemble de l'année 2009, le chiffre d'affaires s'élève à 638,1 millions d'euros, une chute de 12,0% par rapport aux niveaux atteints en 2008. Le chiffre d'affaires comprend plus de 100 millions d'euros pour les livraisons de projecteurs de cinéma numérique, un bond par comparaison aux 37 millions d'euros enregistrés en 2008. L'exercice 2009 se termine avec un EBIT de moins 29,5 millions d'euros avant frais de restructuration et dépréciation, soit 38,4 millions d'euros de moins qu'au cours de l'exercice 2008. D'autres frais de restructuration et de dépréciation sur le goodwill d'acquisition, la Recherche & le Dévelopment et les stocks atteignent 39,4 millions d'euros et portent le résultat net à moins 59,9 millions d'euros.
D'autre part, les flux de trésorerie disponible totalisaient 59,4 millions d'euros. Un tiers de ces liquidités provient des activités alors que deux tiers peuvent être rattachés à des réductions du fonds de roulement. Les créances commerciales ont reculé de 33,5 millions d'euros et le NJC passe de 74 jours à la fin de 2008 à 67 jours à la fin de 2009. Les stocks ont subi une diminution de 23% d'un montant de 42,8 millions d'euros et leur valeur atteint 146,3 millions d'euros.
Par comparaison à 2008, les charges d'exploitation annualisées de la société ont enregistré une diminution de 53,6 millions d'euros, ou 18%.
A la fin de l'année 2009, la situation nette de trésorerie de Barco affichait un chiffre de 23,5 millions d'euros, une augmentation de 56,3 millions d'euros par rapport à la fin de 2008 qui connaissait une situation nette d'endettement de moins 32,8 millions d'euros. Le montant de 23,5 millions d'euros de trésorerie nette comprend le résultat de la cession de Voxar, d'une part, et de l'acquisition de FIMI, d'autre part.
Quoi qu'il en soit, le Conseil d'administration de Barco estime qu'il est préférable de laisser dans la société les fonds disponibles pour financer de futurs investissements qui permettront de dégager une croissance rentable. Dans cette optique, le conseil soumettra à l'assemblée générale sa recommandation de ne pas payer un dividende pour l'année 2009.
Le regard tourné vers 2010, M. Van Zele laisse entendre que les mesures d'assainissement et de dégraissage radicales qu'il a prises en 2009 devraient permettre à Barco de se muer en une entreprise meilleure et plus solide en 2010. Il exprime sa confiance quant à la croissance solide et continue des marchés du cinéma numérique et de l'imagerie médicale tout en soulignant que Barco entend aussi tirer parti de conditions économiques favorables et de perspectives de croissance prometteuses pour les marchés émergents. Par l'introduction de diverses plates-formes de nouveaux produits basés sur la technologie LED, Barco compte en outre retrouver sa position de leader technologique pour les marchés Traffic & Surveillance et a l'intention de réduire enfin le grand retard pris dans l'exécution de commandes dans les domaines de la simulation, de l'avionique et de la défense. Les progrès persistants réalisés dans l'excellence opérationnelle combinés à l'introduction de nombreuses offres de moyenne gamme assurent à la société une base solide sur laquelle fonder sa croissance et un retour à de bons niveaux de rentabilité (EBIT) en 2010.
RESULTATS CONSOLIDES POUR LE TRIMESTRE
Principaux éléments financiers du quatrième trimestre de 2009, basés sur les activités poursuivies :
• A la fin du mois de décembre 2009, le carnet de commande affichait 331,4 millions d'euros, soit une baisse de 5,7% par rapport au chiffre de 351,3 millions d'euros de la même période l'année dernière. Les entrées de commandes ont fléchi de 18,4% pour atteindre 166,5 millions d'euros.
• Avec un chiffre de 180,6 millions d'euros, les ventes accusent un recul de 13,1% par rapport à l'année précédente.
• Le bénéfice brut de 46,5 millions d'euros enregistre une baisse de 32,2% par rapport aux 68,6 millions d'euros de l'année passée.
• L'EBITDA affiche un chiffre de moins 1,2 million d'euros par comparaison aux 14,1 millions d'euros du quatrième trimestre de 2008.
• L'EBIT est de moins 14,7 millions d'euros contre 2 millions d'euros au quatrième trimestre de 2008, avant frais de restructuration et de dépréciation. Si l'on inclut ces frais de restructuration et dépréciation, l'EBIT chute à moins 54,1 millions d'euros par rapport à moins 23,9 millions d'euros une année auparavant.
• Si l'on tient compte des revenus provenant des activités abandonnées, le résultat net est de moins 50,9 millions d'euros. Il était de moins 25,6 millions d'euros au quatrième trimestre de 2008.
• Le résultat net par action ordinaire s'élève à moins 4,26 euros contre moins 2,14 euros au quatrième trimestre de 2008.
• A la fin du trimestre, les flux de trésorerie disponible totalisaient 4,5 millions d'euros par rapport à 30,7 millions d'euros l'année précédente.
Chiffre d'affaires et commandes
Le chiffre d'affaires du trimestre s'élève à 180,6 millions d'euros, soit une baisse de 13,1% par rapport à l'année précédente. Toutes les divisions affichent un recul de leur chiffre d'affaires à l'exception de la division Media & Entertainment qui a pu maintenir son chiffre grâce aux activités du cinéma numérique dont le chiffre d'affaires a quadruplé au quatrième trimestre de 2009.
Barco réalise 41,8% de son chiffre d'affaires total en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, alors que le continent américain représente 27,6% et la région Asie-Pacifique, 30,6%.
Les commandes enregistrées au quatrième trimestre de 2009 s'élèvent à 166,5 millions d'euros, un repli de 18,4% par comparaison au même trimestre un an plus tôt. A l'exception de la division Avionics & Simulation (Avionique & Simulation) dont les entrées de commande ont augmenté de 24,7%, les autres divisions ont inscrit moins de commandes qu'au quatrième trimestre de 2008. Pour la division de l'imagerie médicale, cette chute s'explique par une commande très importante qui avait gonflé le chiffre du quatrième trimestre de 2008. Le cinéma numérique a vu quadrupler ses commandes sans toutefois parvenir à compenser la forte baisse des marchés de l'événementiel et des médias out-of-home.
A la fin du trimestre, le carnet de commandes affichait un chiffre de 331,4 millions d'euros, soit 5,7% de moins qu'à la fin du quatrième trimestre de 2008.
Evolution du carnet de commandes
| (en millions d’euros) | 4T09 | 3T09 | 2T09 | 1T09 | 4T08 |
| Carnet de commandes | 331,4 | 342,4 | 336,7 | 366,5 | 351,3 |
Bénéfice brut
Par rapport aux 68,6 millions d'euros de l'année précédente, le bénéfice brut de 46,5 millions d'euros accuse un recul de 32,2%.
EBIT avant restructuration et dépréciation
L'EBIT avant les frais de restructuration et dépréciation a chuté à moins 14,7 millions d'euros par rapport à moins 2 millions d'euros au dernier trimestre de 2008. Après restructuration et dépréciation, l'EBIT se chiffre à moins 54,1 millions d'euros contre moins 23,9 millions d'euros l'année précédente.
Depuis l'année passée, les frais de Recherche & Développement ont diminué et sont passés de 10,7% du chiffre d'affaires à 9,9%. Les frais de vente et marketing affichent une baisse en chiffres absolus malgré une augmentation relative qui les voit passer de 14,8% du chiffre d'affaires à 15,3%. Les frais généraux et administratifs fléchissent et ne représentent plus que 5,8% du chiffre d'affaires contre 7,3% l'année précédente.
Les autres frais d'exploitation s'élèvent à moins 5,2 millions d'euros contre moins 2,5 millions d'euros au quatrième trimestre de 2008.
Résultat net
Le résultat net pour le trimestre est de moins 50,9 millions d'euros par rapport à 25,6 millions d'euros au quatrième trimestre de 2008. Ces montants comprennent le résultat net provenant des activités abandonnées.
Le revenu net par action ordinaire (EPS) est de moins 4,26 euros, en baisse par rapport à moins 2,14 euros au quatrième trimestre de 2008.
RESULTATS CONSOLIDES POUR L'EXERCICE FISCAL 2009
Principaux éléments financiers de l'exercice fiscal 2009, basés sur les activités poursuivies :
• Le carnet de commandes à la fin du mois de décembre 2009 affichait un montant de 331,4 millions d'euros, soit une baisse de 5,7% par rapport au chiffre au 31 décembre 2008. Par comparaison à l'année précédente, l'entrée de commandes a diminué de 18,9% pour atteindre 618,2 millions d'euros.
• Avec 638,1 millions d'euros, le chiffre d'affaires enregistre une chute de 12,0% par comparaison à l'année passée.
• Le bénéfice brut de 176,3 millions d'euros diminue de 28,7% par rapport aux 247,4 millions d'euros réalisés en 2008.
• L'EBITDA s'élève à 24,1 millions contre 67,9 millions en 2008.
• Avec un chiffre de moins 29,5 millions d'euros avant frais de restructuration et dépréciation, l'EBIT correspond à moins 4,6% du chiffre d'affaires. En 2008, l'EBIT était de 8,9 millions d'euros ou 1,2% du chiffre d'affaires. Après les frais de restructuration et dépréciation, l'EBIT 2009 descend à moins 68,9 millions d'euros. Les frais de restructuration et dépréciation atteignent 39,3 millions d'euros, dont 33,2 millions d'euros de moins-value (dépréciation).
• Le revenu net affiche un chiffre de moins 64,2 millions d'euros, alors qu'il était de moins 21,4 millions d'euros l'année précédente.
• Le revenu net, comprenant le revenu net issu des activités abandonnées est de moins 59,9 millions d'euros, contre 18,2 millions d'euros en 2008.
• Le revenu net par action ordinaire (EPS) a chuté à moins 5,02 euros par rapport à 1,53 euros.
• Les flux de trésorerie disponible à la fin de l'année 2009 s'élevaient à 59,4 millions d'euros par rapport à 20,1 millions d'euros en 2008.
Chiffre d'affaires et commandes
En 2009, le chiffre d'affaires a diminué de 12% passant de 725,3 millions d'euros à 638,1 millions d'euros. Ce recul s'explique en grande partie par les résultats médiocres des activités de l'événementiel et des médias out-of-home qui n'ont pu être entièrement compensés par la très impressionnante croissance du marché du cinéma numérique à hauteur de 168,8%. En raison du climat économique difficile de l'année 2009, toutes les autres divisions de Barco ont également enregistré une baisse de leur chiffre d'affaires.
La répartition géographique des recettes a nettement évolué vers une plus grande part détenue par la région Asie-Pacifique (APAC), qui s'élève à 23,3% par rapport à 18,9% une année auparavant. En chiffres absolus, les ventes dans la région APAC ont augmenté de 8,5%, la Chine et l'Inde ayant particulièrement contribué à cette croissance. Sur le chiffre d'affaires total, le continent américain totalise encore 32,3% des ventes contre 33,9% en 2008. Toutefois, en chiffres absolus, les ventes sur le continent américain ont chuté de 16,1%. L'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique (EMOA) représentent 44,4% de l'ensemble des ventes. En 2008, EMOA réalisait 47,2% du chiffre d'affaires. En chiffres absolus, les ventes de la région EMOA ont diminué de 17,3%. Ce sont les ventes au Royaume-Uni, en Irlande, en Espagne et en Italie qui ont subi le revers le plus intense.
Les entrées de commandes ont chuté de 18,9% en 2009 par comparaison à 2008. Le cinéma numérique est le seul marché qui affiche une croissance dans l'enregistrement des commandes, à savoir 186,2% sur l'année précédente. Comme pour le chiffre d'affaires, la région APAC a vu croître sa part des entrées de commande de 18,5% en 2008 à 24,8% du total en 2009. En chiffres absolus, l'entrée de commandes dans la région APAC a augmenté de 9%, sous l'impulsion de la forte augmentation en Chine. Sur le continent américain, l'entrée de commandes affiche une baisse et passe de 31,6% en 2008 à 28,3% en 2009, soit un recul de 24,7% en chiffres absolus. La région EMOA s'adjuge 44,9% des entrées de commandes contre 49% l'année précédente, soit un repli de 25,6% en chiffres absolus engendré par la faible performance de l'Espagne et de la région DACH (Allemagne, Autriche et Suisse).
Le carnet de commandes s'élevait à 331,4 millions d'euros à la fin du mois de décembre contre 351,3 millions d'euros un an plus tôt.
Bénéfice brut
Le bénéfice brut accuse une chute de 28,6% en passant de 247,4 millions d'euros en 2008 à 176,5 millions d'euros en 2009, largement occasionnée par la baisse de la marge brute. Parallèlement aux controverses liées à la qualité, aux faibles marges de certains projets et à la liquidation de produits à faible rotation, c'est la chute de 87 millions d'euros du chiffre d'affaires qui a exercé l'impact négatif le plus important sur la marge brute. Les dépréciations de stock à hauteur de 20,5 millions d'euros, par rapport à 10,9 millions d'euros en 2008, ont également affecté négativement le niveau du bénéfice brut.
EBIT avant restructuration et dépréciation
L'EBIT avant restructuration et dépréciation passe de 8,9 millions d'euros en 2008 à moins 29,5 millions d'euros en 2009, en raison de la chute importante du bénéfice brut. En 2009, l'amortissement était de 8 millions d'euros plus élevé que la capitalisation des investissements en R&D, ce qui a également contribué à l'EBIT négatif.
Au cours de l'année 2009, la direction a réduit les charges indirectes; en effet, celles-ci s'élevaient à 301,1 millions d'euros en 2008, soit 41,5% du chiffre d'affaires, et elles sont retombées en 2009 à 247,5 millions d'euros ou 38,8% du chiffre d'affaires. Cette réduction de charges de 17,8% est le fruit d'une restructuration ainsi que d'actions entreprises dans le but de maîtriser les coûts.
De leur niveau de 78,0 millions d'euros ou 10,7% du chiffre d'affaires en 2008, les dépenses affectées à la Recherche & au Développement ont diminué à 61,2 millions d'euros ou 9,6% du chiffre d'affaires. Les frais de ventes et de marketing s'élèvent à 96,9 millions d'euros ou 15,2% du chiffre d'affaires en 2009, contre 116,2 millions d'euros et 16,0% du chiffre d'affaires en 2008. Les frais généraux et administratifs représentent 6,5% du chiffre d'affaires avec 41,7 millions d'euros, contre 7,0% du chiffre d'affaires et 51,1 millions d'euros l'année précédente.
Les autres résultats d'exploitation ont atteint 2 millions d'euros alors qu'ils étaient de 5,9 millions d'euros en 2008.
Résultat net
Le résultat net descend à moins 64,2 millions d'euros en 2009 par rapport à moins 21,4 millions l'année précédente. Si l'on inclut le revenu net provenant des activités abandonnées, le résultat net est de moins 59,9 millions d'euros contre 18,2 millions d'euros en 2008.
Flux de trésorerie disponible
A la fin de 2009, les flux de trésorerie disponible s'élevaient à 59,4 millions d'euros alors qu'ils étaient de 20,1 millions d'euros à la fin de 2008.
Bilan
Les créances commerciales on baissé de 33,5 millions d'euros et affichent un montant de 134,8 millions d'euros. Le NJC a été réduit de 7%, passant de 72 jours en 2008 à 67 jours en 2009. Les dettes commerciales se situent à un niveau légèrement supérieur à celui de 2008. Avec 146,3 millions d'euros, les stocks enregistrent un recul de 23%. La rotation de stock s'est améliorée et est passée d'un taux de 2,2 à la fin de 2008 à 2,7 à la fin de 2009. Par comparaison à la situation nette d'endettement de moins 32,8 millions d'euros à la fin de 2008, la société affiche, une année plus tard, une situation nette de trésorerie de 23,5 millions d'euros. Ces liquidités sont le résultat de la cession de Voxar en février 2009 et de l'acquisition de FIMI à la fin du mois de décembre 2009. La société n'a procédé au paiement d'aucun dividende en 2009 ni au rachat d'aucune de ses actions. Hors coûts de R&D immobilisés, les dépenses d'investissement se sont élevées à 5,5 millions d'euros.
RESULTATS PAR DIVISION POUR L'EXERCICE 2009
Division Media & Entertainment
Par comparaison à l'année 2008, le chiffre d'affaires de la division accuse un repli de 10,8%, soit de 29,9 millions d'euros, et affiche un montant de 246,9 millions d'euros. Cette baisse provient entièrement des résultats médiocres des marchés de l'événementiel et des médias 'out-of-home', dont la chute du chiffre d'affaires n'a été compensée qu'à hauteur des deux tiers par la croissance enregistrée sur le marché du cinéma numérique. La récession économique a provoqué un recul de près de 50% des marchés des événements grand public tant qu'organisés par les entreprises, ainsi que l'effondrement de 80% du marché de l'affichage numérique qui a fortement pâti d'un net fléchissement des dépenses publicitaires. Les ventes de la division ont augmenté de 21,8% dans la région APAC mais ont reculé dans la région EMOA et sur le continent américain. Par rapport à l'année précédente, les ventes du cinéma numérique dans la région APAC étaient près de cinq fois supérieures avec d'excellents résultats en Chine et dans l'Asie du Sud-Est. Le cinéma numérique double quasiment son chiffre d'affaires sur le continent américain alors qu'il parvient presque à le tripler dans la région EMOA.
Les entrées de commandes pour la division ont baissé de 20,3% malgré une forte croissance de 44,3% enregistrée dans la région APAC, où le marché chinois affiche une fois encore un excellent résultat, particulièrement en ce qui concerne le cinéma numérique. Un tiers des entrées de commandes relatives à ce marché proviennent de la région APAC, une croissance importante par rapport à 2008. Les deux autres régions inscrivent également de belles poussées sur le marché du cinéma numérique, de sorte que l'augmentation totale des commandes atteint 186,2% en 2009 par rapport à l'année précédente.
Le carnet de commandes totalisait 60,9 millions d'euros à la fin de l'année 2009 contre 80,2 millions un an plus tôt.
Avec 30,0 millions d'euros, le bénéfice brut recule de 52,5%. Cette baisse s'explique par le volume de ventes inférieur, par la liquidation de produits à des marges peu élevées et la modification de l'éventail des produits, qui abandonne des produits événementiels assortis de marges très élevées au profit du cinéma numérique dont les marges calculées sur l'année entière sont restées inférieures à celles du marché de l'événementiel avant la crise économique. L'EBIT avant restructuration et dépréciation est tombé à moins 44,5% millions d'euros, une marge de moins 18,0% par rapport à un chiffre de moins 6,3% une année plus tôt. Les économies substantielles, de l'ordre de 21,5 millions d'euros ou 20%, réalisées sur les coûts opérationnels n'ont pas suffi à la division d'atteindre le seuil de la rentabilité.
Les flux de trésorerie disponible de la division ont atteint le seuil de rentabilité, grâce à de sérieuses améliorations dans son fonds de roulement.
L'ensemble des dépenses consenties pour la recherche & le développement représente 6,9% du chiffre d'affaires.
Division Security & Monitoring
Le chiffre d'affaires de la division en 2009 atteint 200,1 millions d'euros, une baisse de 18,6% par rapport aux 245,8 millions d'euros réalisés en 2008. Seule la région APAC affiche une croissance modeste (2%), alors que la région EMOA et le continent américain accusent respectivement un repli de 27,0% et de 29,4%. Les entrées de commandes pour l'année entière ont chuté de 16,4%, passant de 249,6 millions d'euros à 208,7 millions d'euros. Les marchés laissaient entrevoir une stabilisation à la fin de l'année et les secteurs des services publics dans les pays émergents, ainsi que la surveillance et la sécurité commençaient même à enregistrer une légère croissance. Les ventes du marché de la défense affichaient un niveau quasi semblable à celui de 2008, alors que le carnet de commandes de ce secteur enregistre une hausse de 25,7% par rapport à la fin de 2008. Le carnet de commandes des activités civiles de la division affiche également une augmentation de 7% par rapport à la fin de 2008.
A la fin de l'année 2009, le carnet de commandes de la division Security & Monitoring totalisait 144,0 millions d'euros contre 128,1 millions d'euros un an plus tôt.
Le bénéfice brut de la division est de 71,9 millions d'euros, soit une baisse de 26,3%. Cette diminution s'explique par la chute des ventes et par la situation très concurrentielle sur ces marchés qui induit une tension sur les prix. Toutefois, la division a pu compenser en grande partie cette pression sur les prix par une réduction des coûts des produits vendus. Des réductions des coûts opérationnels ainsi que leur contrôle strict ont abouti à une compression de 16% de ces charges par rapport à 2008. L'EBIT avant restructuration et dépréciation est passé de 13,4 millions d'euros, ou 5,4% du chiffre d'affaires, à 4,9 millions d'euros ou une marge d'EBIT de 2,5%.
La division affiche un flux de trésorerie disponible de 24,3 millions d'euros; la vigilance accordée au fonds de roulement se traduit par une amélioration du NJC et du taux de rotation du stock.
Les dépenses totales affectées à la recherche et au développement représentent 12,1% du chiffre d'affaires. Un des nouveaux produits développés en vue de son introduction sur le marché au cours du premier trimestre 2010 est un nouveau projecteur pour salle de contrôle basé sur la technologie LED. La société est également en train d'introduire une nouvelle génération de dispositifs de contrôle.
Division Medical Imaging
Avec 113,6 millions d'euros, le chiffre d'affaires de la division d'imagerie médicale (Medical Imaging) a perdu 10,6% par rapport aux 127,0 millions d'euros de 2008. Les ventes dans la région APAC sont restées pratiquement identiques à celles de l'année précédente. Dans la région EMOA, elles ont augmenté de 5,1% avec de belles performances en France, Italie et dans la région scandinave. Le volume des ventes accuse un recul de 22,8% sur le continent américain. Les entrées de commandes sont passées de 138,5 millions d'euros en 2008 à 102,4 millions d'euros en 2009, soit une baisse de 26,0%. La majeure partie de cette diminution s'explique par une commande de grande envergure enregistrée au cours du quatrième trimestre de 2008. Le dynamisme des activités reste sur sa lancée dans le marché médical et enregistre également une croissance confortable dans la section inférieure du marché.
Le carnet de commandes de la division Medical Imaging était de 42,7 millions d'euros à la fin de l'année contre 54,1 millions d'euros une année auparavant.
Le bénéfice brut de la division recule de 14,9% pour atteindre 44,2 millions d'euros. Cela correspond à une marge bénéficiaire brute de 38,9% par comparaison à 44,2% en 2008. La division assure un contrôle très rigoureux des charges opérationnelles. L'EBIT avant restructuration et dépréciation pour l'année s'élève à 12,6 millions d'euros, soit une marge de 11,1%. En 2008, il était de 15,5 millions d'euros et la marge atteignait 12,2%.
Les flux de trésorerie disponible de la division totalisaient 20,2 millions d'euros, grâce à une bonne maîtrise du fonds de roulement.
Les dépenses totales affectées au Recherche & au Développement s'élèvent à 8,9% du chiffre d'affaires.
Division Avionics and Simulation
Le chiffre d'affaires réalisé par la division en 2009 est de 84,9 millions d'euros, soit une baisse de 9,1% par rapport aux 93,5 millions d'euros obtenus en 2008. A 61.9 millions d'euros, les ventes pour le marché de la Simulation sont restées relativement stables. Les ventes enregistrées par les activités d'avionique chutent de 21,1% principalement en raison d'expéditions postposées par certains clients. Les entrées de commandes pour le marché de la simulation ont souffert du ralentissement qu'a connu le marché de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée à cause de la régression économique subie par le marché automobile et, dans une moindre mesure, les marchés du pétrole et du gaz. Les entrées de commande ont baissé de 17,4% par rapport à l'année précédente. Ils étaient en baisse de 13,2% pour le marché de l'avionique. Ce recul trouve son origine dans la récession économique qui a frappé l'aviation commerciale et qui a provoqué le report ou l'annulation de certains programmes.
Le carnet de commandes à la fin de l'année affichait un total de 27 millions d'euros pour le marché de la simulation par rapport à 36,6 millions d'euros en 2008. Quant au carnet de commandes du marché de l'avionique, il atteignait 57,9 millions contre 53,8 millions d'euros une année plus tôt.
Le bénéfice brut pour l'ensemble de la division s'élève à 30,2 millions d'euros, soit une baisse de 12,9%. Cela se traduit par une diminution de 1,5% de la marge bénéficiaire brute qui atteint 35,7%. Des réductions de frais ont conduit à une baisse des pertes dans les activités de l'avionique malgré le recul du volume des ventes. Cet EBIT négatif avant restructuration et dépréciation a porté l'EBIT avant restructuration et dépréciation pour toute la division à moins 2,6 millions d'euros ou une marge de moins 3.0%. Toutefois, l'EBIT avant restructuration et dépréciation du marché de la simulation affichait un résultat positif à 3,2 millions d'euros alors qu'il était au seuil de rentabilité en 2008.
Les flux de trésorerie disponible pour la division Avionics & Simulation s'élèvent à 20,2 millions. Ce chiffre était de moins 13 millions d'euros pour la division en 2008.
Les dépenses consenties pour la Recherche et le Développement représentent 11,7% du chiffre d'affaires.
DIVIDENDE
Le Conseil d'administration de Barco estime qu'il est préférable de laisser dans la société les fonds disponibles pour financer de futurs investissements qui permettront de dégager une croissance rentable. Le Conseil d'administration soumettra dès lors à l'Assemblée annuelle des actionnaires sa recommandation de ne pas payer un dividende pour l'année 2009.
LES PRIORITES DE LA DIRECTION POUR 2010
Dans ses prévisions pour 2010, la direction estime que la société Barco en sortira renforcée en 2010, après les mesures sévères d'assainissement prises en 2009. La direction exprime sa confiance quant à la croissance solide et continue des marchés du cinéma numérique et de l'imagerie médicale tout en soulignant que Barco entend aussi tirer parti de conditions économiques favorables et de perspectives de croissance prometteuses pour les marchés émergents. Par l'introduction de diverses plates-formes de nouveaux produits basés sur la technologie LED, Barco compte en outre retrouver sa position de leader technologique pour les marchés Traffic & Surveillance et a l'intention de réduire enfin le grand retard pris dans l'exécution de commandes dans les domaines de la simulation, de l'avionique et de la défense. Les progrès persistants réalisés dans l'excellence opérationnelle combinés à l'introduction de nombreuses offres de moyenne gamme assurent à la société une base solide sur laquelle fonder sa croissance et un retour à de bons niveaux de rentabilité (EBIT) en 2010.
TELECONFERENCE
Barco tiendra une téléconférence avec des investisseurs et des analystes le 10 février 2010 à 16h30, heure belge (10h30 EST) en vue de discuter des résultats du trimestre. La téléconférence sera présidée par MM. Eric van Zele, CEO, Dirk De Man, CFO et JP Tanghe, IRO.
Une retransmission audio de cette téléconférence sera disponible sur le site web de l'entreprise www.barco.com à 20h00, heure belge (14h00 EST).
A PROPOS DE BARCO
Barco, une entreprise de technologie d'envergure mondiale, conçoit et développe des produits de visualisation pour toute une série de marchés professionnels. La société possède ses propres unités d'activité pour la vente et le marketing, le service à la clientèle, la recherche et le développement, ainsi que pour la production en Europe, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique.
Barco (NYSE Euronext Bruxelles : BAR) qui a son siège principal en Belgique, déploie ses activités dans plus de 90 pays et emploie quelque 3100 personnes dans le monde.
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1 Selon les règles de l'IFRS, la comparaison doit être effectuée sur la base des « activités maintenues ». Cela signifie que les résultats des activités d'imagerie médicale avancée de l'unité commerciale Voxar sont affichés sur une ligne distincte (“résultats de l'exploitation terminée”) et ajoutés au résultat net des activités maintenues. Sauf mention contraire, toutes les informations financières qui figureront également dans le présent communiqué de presse seront basées sur « les activités maintenues ». Barco a cédé Voxar à la société Toshiba Medical Systems, Tokyo, Japon, au cours du premier trimestre de 2009.


